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Un coach pour quoi faire ?

 

Si je pose cette question c’est que l’appellation en elle-même peut sembler prétentieuse. Comment prétendre coacher un dirigeant alors que son métier est de décider, innover, trouver de nouveaux marchés, prendre des risques, négocier avec les banquiers, les clients, les fournisseurs, arbitrer, faire vivre ses salariés et encore d’autres responsabilités qu’il serait trop long d’énumérer ici. Et pourtant, c’est mon métier même si j’ai eu quelques fois du mal à l’avouer car ce mot a une connotation souvent négative.

Alors  je précise mon activité, comme je le fais aujourd’hui et  mes interlocuteurs y trouvent de l’intérêt car le métier de dirigeant a une particularité essentielle : La plupart démarrent sans savoir que ce qu’ils vont avoir à traiter c’est pratiquement tout sauf la raison pour laquelle ils ont choisi de devenir dirigeant.

En effet on crée ou reprend une entreprise pour de multiples raisons mais rares sont ceux qui le font par amour pour l’organisation, la gestion, le management, le suivi des résultats, la gestion des conflits, la recherche de débouchés etc…Or c’est de tout cela qu’est composée plus de la moitié de la vie du dirigeant et je prétends que cela peut être passionnant. Ne protestez pas, il s’agit  de créer les conditions pour que ce groupe humain qui compose votre entreprise, œuvre ensemble à sa réussite, et ça c’est passionnant. C’est du management. Et si on n’est pas fait pour manager alors il s’agit de trouver les bonnes personnes pour les mettre à la bonne place et de garder celle qui vous convient, c’est à dire où vous êtes le meilleur. Vous connaissez l’adage : il n’y a pas de problème sans solution, si l’on ne trouve pas de solution c’est que le problème est mal posé.

Le premier travail du coach c’est de vous aider à bien poser le problème. Et puis, il n’est pas question de vous laisser au milieu du gué. Une fois le problème posé, on entre dans le travail en profondeur qui permettra au dirigeant de trouver ses propres solutions, celles qui seront adaptées à la fois à lui, ce qu’il est  avec ses valeurs, ses convictions, ses compétences, ses expériences, sa vision de son entreprise, de la vie, de ce qu’il souhaite pour son entreprise et ses collaborateurs….et à son entreprise avec l’histoire vécue par tous et chacun, avec les joies, les blessures, les compétences ignorées….Le travail du coach est de faire émerger tous ces éléments. .

Le coach est un accoucheur de talents. Ce n’est pas lui qui fait le travail. Telle la sage-femme, il guide, accompagne, encourage, stimule et quelques fois, en cas de blocage, donne le coup de pouce déclencheur. Pour cela il s’appuie sur son vécu d’humain et son expérience de professionnel quelle que soit sa profession d’origine. Il s’appuie aussi sur des méthodes et techniques qu’il a intégré lors de ses nombreuses années de pratiques, les formations qu’il a suivi et qu’il continue à suivre, car un coach est quelqu’un qui se forme en permanence.

Pour lui, pour moi donc, tout fait sens.

Joyeux Noël !

Selon une étude d’ « HEC executive education » de 2010 auprès de 200 cadres Français, 75 % de ceux qui n’ont jamais été coachés se disent intéressés et souhaiteraient bénéficier d’un coaching.

Ce chiffre est significatif d’un changement des mentalités vis-à-vis de l’accompagnement.  Nous commençons à passer du « je ne veux pas que mes collaborateurs le sachent » à  « je me fais accompagner, voilà ce que j’en retire » et les bénéfices de l’accompagnement sont d’autant plus grands car clairement assumés.

Les sujets sont variés et touchent à la fois à la vie de l’entreprise et de l’entrepreneur.

Il peut s’agir de  réduire les coûts de fonctionnement, développer de nouvelles compétences, maîtriser la croissance, améliorer le management de sa société, mieux gérer les priorités, fidéliser ses collaborateurs, ou tout simplement être plus serein, retrouver le plaisir de travailler, équilibrer sa vie professionnelle et sa vie privée.

Se donner les moyens d’être à la fois plus efficace, plus serein et plus ouvert aux autres, en cette fin d’année, n’est-ce pas ce que nous souhaitons tous ?

Joyeux Noël à vous

Une responsabilité collective

Mon dernier article traitait de la responsabilité du management dans la performance collective, aujourd’hui je vais vous sembler prendre le contre-pied et parler de la responsabilité collective en vous racontant une histoire simple qui, j’en suis certaine, parlera à beaucoup.

C’est une PME exerçant dans un domaine technologique très exigeant, car travaillant avec des marchés sensibles. La direction, consciente de l’importance de l’implication de ses salariés pour obtenir des résultats de qualité, soigne l’environnement de travail. Des salles de repos sont mises à disposition, des machines à café, des fontaines à eau, et la gratuité pour tous. La salle de restauration est agréable et bien équipée.

Petit à petit la situation se dégrade, des gobelets de café sont renversés et restent ainsi plusieurs jours, les murs sont tâchés. Dans la salle de restauration, les tables ne sont pas essuyées. Certains grognent et interpellent la Direction pour qu’elle prenne les choses en mains, ce qu’elle finit par faire, mais je m’interroge….

Dans notre vie privée nous nous sentons responsables de notre environnement. Pourquoi dans un contexte social et professionnel, certains d’entre nous ont tendance à ne pas se sentir concernés ?

Nous revendiquons toujours plus d’autonomie, nous supportons peu l’autorité mais dès que quelque chose fonctionne mal dans la vie collective nous en appelons justement à l’autorité pour remettre de l’ordre.

Dans mon activité, j’entends souvent des managers dire « ce n’est  quand même pas à moi de faire…d’organiser… de dire … », Pourquoi ne pas prendre l’initiative si on a les capacités, l’envie ? Peur que le patron ne soit pas d’accord ? Pourquoi ne pas lui en parler ? La communication fonctionne dans les deux sens.

Peur du jugement des collègues ?  Là encore on peut communiquer et relativiser le regard des autres.

Prendre conscience de soi, se méfier des a priori, des jugements, s’affirmer sans agressivité ni complaisance,  retrouver une communication simple et vraie, c’est ce que nous apporte l’assertivité.

 

Vers un management coopératif

C’est l’histoire d’une entreprise qui se développait bon an mal an. Les cadres et le personnel travaillaient beaucoup, les yeux étaient cernés et les visages fermés. Quelques pauses café-cigarettes ponctuaient la journée.

Les objectifs étaient difficiles à atteindre malgré un suivi régulier et une pression toujours active de la Direction. Les dossiers prenaient du retard, le personnel administratif se perdait en récriminations agaçantes (non considération, injustice de traitement….).

L’entreprise a été rachetée, ce qui a suscité une grande inquiétude : « qu’allons-nous devenir ? » On posait des questions sans obtenir de réponse précise.

Les discussions se tenaient entre dirigeants et futurs acquéreurs, portes fermées, sans aucune communication, les spéculations allaient bon train et le travail en pâtit quelque peu.

On se démotiva, certains choisirent de partir car ils étouffaient dans cette ambiance, d’autres s’accrochèrent, car ils n’avaient pas le choix : « on a trop de charges, des enfants …et puis un peu d’espoir que cela change. »

La nouvelle direction prit ses fonctions et très rapidement on est passé de la grisaille à la couleur, du mutisme à l’échange, du chuchotement au partage, et tout cela rapidement. Que s’est-il donc passé ?

Les dirigeants ont commencé par se présenter à tous en réunion en expliquant leur méthode : écouter, observer la situation et les compétences de chacun, faire les changements là on cela semblait juste, dans le dialogue et en expliquant les décisions.

Puis ils ont donné leur vision de l’entreprise, le cadre dans lequel ils voulaient fonctionner.

Ils ont précisé les fonctions, quelques fois floues, de chacun et….

Ils ont simplifié les relations, créé des espaces d’échanges, de convivialité

Ils ont encouragé chacun à régler les petits conflits individuels qui s’étaient créés au fil des années.

Les yeux étaient moins cernés, les pauses étaient animées, des échanges sur les dossiers développaient la créativité. On retrouva le plaisir de travailler et les résultats ont suivi.

Conte de fée ?

Non mais un témoignage de ce que donne le passage de la confrontation à la coopération dans le management quel que soit le contexte, reprise ou non.

La bienveillance et l’esprit de coopération transforment la contrainte et le stress en plaisir car le salarié n’est plus considéré comme une charge « coûteuse néanmoins nécessaire » mais comme un acteur dont l’intelligence et la créativité sont indispensables au développement de l’entreprise.

A l’heure ou Le stress, la violence des échanges et la prévention du Burn-out sont des préoccupations majeures, le management coopératif remet à l’ordre du jour des valeurs de confiance, d’entraide et de prise en compte d’un nécessaire équilibre entre l’intérêt de l’entreprise et celui des salariés.

Pas si simple me direz-vous ?

En théorie si, par contre pour le mettre en pratique il faut une prise de conscience, de la volonté et de la méthode.

Un accompagnement du dirigeant et de son équipe de direction est nécessaire.

 

Ma rentrée avec les réseaux sociaux

Comme tout le monde ou presque, j’ai vu l’avènement puis l’invasion des réseaux sociaux à la fois d’un bon œil et avec une certaine crainte. Je ne vais pas parler des questions de sécurité, ce n’est pas mon domaine, mais de l’impact qu’ils ont de mon point de vue sur les relations humaines.

C’est extraordinaire de :

  • Pouvoir communiquer facilement avec n’importe qui, n’importe quand
  • Retrouver de vieux copains perdus de vue depuis longtemps et à qui d’ailleurs on n’a rien à dire.
  • Partager ses photos de vacances sans risquer de refus poli
  • Se montrer dans des situations toutes plus avantageuses les unes que les autres et satisfaire son narcissisme impunément
  • S’inventer une vie trépidante
  • Donner de ses nouvelles globalement sans avoir à faire l’effort d’un coup de téléphone ou d’une visite
  • Ne plus jamais oublier les anniversaires car le système vous le rappelle
  • C’est effrayant car il n’y a pas grand-chose derrière tout ce déballage, vivons nous pour pouvoir faire un post sur Facebook ?

Qu’en est-il des vraies relations ? Celles où on échange, on partage dans l’intimité, sans exposition médiatique ? Celles où on prend le risque de la controverse, de la confrontation avec la vraie vie ?

J’ai lu récemment cette phrase « avoir des amis sur Facebook c’est comme être riche au Monopoly » c’est évident !

Et alors me direz-vous ? Certains font un bon usage des réseaux sociaux, pour entrer en contact, pour organiser des sorties ou plus globalement pour clamer leur indignation devant des injustices flagrantes ce qui leur permet, on l’a vu ces dernières années, d’influer sur les événements. Je ne le conteste pas, comme toujours ce n’est pas l’outil le fautif, mais l’usage qui en est fait.

J’ai peur de cet amalgame entre les sphères d’intimité et les sphères sociales, entre la vie et l’image qu’on veut lui donner. De mon point de vue, ce qui est intime doit rester privé et générer des rencontres à la fois conviviales et authentiques, ce qui est de l’ordre social doit pouvoir optimiser tous les médias.

C’est pourquoi je me suis retirée de Facebook à tire personnel mais je suis présente sur les réseaux professionnels car ils constituent une extraordinaire vitrine et une occasion de se faire connaître et reconnaître.

Bonne rentrée

 

Eloge de l’imperfection

La recherche de perfection, voilà un besoin qui pollue les relations humaines tant au point de vue personnel que professionnel. Mais c’est  une affirmation bien péremptoire n’est-ce pas ?

Pourquoi, me direz-vous, refuser cette recherche qui permettrait d’être toujours meilleur, d’aller toujours plus loin, plus vite ? N’est-il pas normal, voire louable de vouloir être plus beau, plus intelligent ?

Pourquoi refuser d’avoir recours à des artifices qui nous permettent, quitte à ce que ce soit superficiellement, de paraître lisse, sans défauts apparents, jeunes ?

Pourquoi ?

Parce que le dépassement n’est pas la recherche de perfection, que ses motivations sont différentes  et qu’il ne nous empêche pas de rester authentique.

Parce que la réalité humaine est riche de ses imperfections, parce que la notion de perfection est toute relative et dépend des modes, qu’elle ne correspond à rien de réel et qu’en cela elle fait souffrir.

Parce que passer sa vie à désirer être ce que l’on n’est pas est stressant et nous fait passer à côté de ce qui constitue notre plus profonde richesse, notre humanité.

Cette humanité, tels les fruits « moches » de la publicité, est nettement plus savoureuse à l’intérieur et ces fragilités font de nous un être accessible aux autres, donc tellement plus attractifs et attachants.

C’est une des vocations de mon travail de coach, d’aider mes clients à retrouver leur belle part d’humanité,  Léonard Cohen nous le dit très bien :

« Oubliez votre désir d’être parfait, il y a une faille dans toute chose, c’est comme cela que la lumière pénètre ». (Leonard Cohen)

De la conscience à la confiance

La confiance en soi est en train de devenir une injonction sinon une obligation. Il faut avoir confiance en soi, la confiance en soi est la clé…du leadership…de la réussite professionnelle…sociale…amoureuse !

C’est bien, c’est vrai, mais un peu flippant non ?

Car tout est fait pour nous démontrer notre fragilité,  les médias et livres regorgent d’histoires quasi-magiques de réussites professionnelles, sociales, sentimentales… Pourquoi eux ? Une grande partie de la réponse est qu’ils croyaient en eux et à leur possibilité de réussite, l’autre partie étant que l’image n’est pas la réalité.

Alors que faire ? Continuer à rêver devant ces pseudos héros et à vivre par procuration en se nourrissant jusqu’à l’écœurement de l’histoire des autres tout en se contentant d’une vie que l’on juge médiocre ce qui nous rend … amer, agressif, stressé ?

Non, nous ne serons certainement jamais un de ces héros, mais nous pouvons être mieux : heureux d’être nous-même.

Nous ne pouvons rien contre ce qui nous a empêché d’avoir confiance en nous, par contre nous pouvons toujours agir sur le présent et arrêter d’être impressionnés par l’image que nous percevons  des autres.

Nous concentrer sur ce que nous sommes avec nos atouts et nos faiblesses, tout ce qui fait que nous sommes un être humain original.

Ne plus vouloir ressembler à… mais apprécier d’être soi tout simplement. Développer cette conscience de soi est la base de la confiance en soi.

Facile à dire me direz-vous ? Non, difficile à faire certainement, néanmoins possible, quel que soit votre point de départ. C’est un travail de tous les jours qui demande de la volonté et qui nécessite d’être accompagné (voir l’exemple de l’assertivité)

Qu’est-ce qu’on y gagne ? De la sérénité, de l’attention aux autres pour ce qu’ils sont et non pas pour ce qu’ils nous apportent, un développement de notre capacité de concentration, de notre créativité car nous sommes moins préoccupés de nous-même et de l’image que nous renvoyons aux autres.

Qu’est-ce qu’on y gagne ? De la confiance en soi tout simplement.

Je vais vous laisser sur cette belle phrase de Marguerite Yourcenar : « Tous nous serions transformés si nous avions le courage d’être ce que nous sommes »

 

Quand le stress tue la créativité.

Bien sûr cela relève de l’enfonçage de portes ouvertes que d’affirmer cela, tout le monde en est convaincu ou presque, tout au moins en théorie et parce que c’est dans l’air du temps.

Néanmoins, au quotidien, si nous prenons du recul pour observer les comportements de cadres ou dirigeants avec leurs collaborateurs, que se passe-t ’il ? Qu’entendons-nous ?

« Votre créativité est en baisse, il va falloir vous ressaisir ! », ou « Vous me décevez beaucoup, rien de très original ! » …

Quand ce n’est pas jugement ou critique dès qu’une idée, sortant des sentiers battus est émise, sans parler de la pression sur les délais et l’ambiance de compétition que l’on croit constituer une « saine émulation ».

J’ai assisté aux rencontres de l’IRCOM 2014,  le 2 avril dernier dont le sujet était : Peut-on apprendre à créer ?

Au-delà de la diversité forte intéressante des points de vue présentés, mon esprit vagabondait sur les conditions de cette créativité, nourrie par :

– « on peut apprendre à créer, on est tous créatifs enfants, mais l’école tue la créativité » (Fabrice Mauléon)

– « la difficulté n’est pas d’écrire un poème mais de vivre de telle façon que le poème puisse naître naturellement, donc il faut mettre son esprit en condition pour créer (Frédéric Eymeri poète et peintre)

–  » On ne peut pas créer sans apprendre les techniques indispensables, mais en premier, il faut développer la capacité à se laisser faire, à répondre à l’invitation ».

Ce qui est vrai pour l’art, la littérature, l’est également pour le monde de l’entreprise. Ce n’est pas en mettant la pression sur les gens que l’on obtient le meilleur d’eux-mêmes, au contraire, si la pression est trop forte, le cerveau se met en mode « survie » et c’est la peur qui gouverne.

Certaines entreprises mettent en place des ateliers de méditation, d’autres mettent à disposition des salles de sport d’accès libre, cela veut dire que petit à petit les mentalités évoluent, mais la prise en charge du stress ne doit pas être uniquement réservée aux employés, les dirigeants doivent eux aussi apprendre à lâcher prise, leur santé et celle de leurs entreprises en dépend.

Si vous souhaitez connaître la valeur ajoutée du coach   rendez vous ici : un coach pour quoi faire ?

 

Mais ou sont donc nos secrétaires d’antan ?

Nostalgique du passe ? Absolument pas rassurez-vous. Cependant, derrière ce titre provocateur se cache une réalité, celle de la gestion du temps. Explications….

Il ne passe pas de semaines sans que la pression du temps ne soit évoqué dans la presse, en réunion ou plus simplement en entretien avec mes clients.

La faute en revient paraît-il à Internet, messageries instantanées, téléphones mobiles et autres outils informatiques. Certes ces outils ont accéléré les modalités de travail, mais derrière tout outil il y a un être humain et l’appropriation de tout nouvel outil nécessite apprentissage et prise en compte des changements induits dans l’organisation.
Et c’est la ou j’en reviens à nos secrétaires. Avant l’ère contemporaine, tout cadre, tout patron disposait d’un secrétariat dont les tâches étaient multiples et souvent sous estimées car administratives et (peut-être) essentiellement féminines.
Dans ces tâches se trouvait la gestion des agendas et l’organisation du temps du dirigeant. On savait lui rappeler l’importance de telle réunion, lui préparer ses dossiers, informer les participants de l’ordre du jour…. Le dirigeant avait quotidiennement un point agenda avec sa secrétaire ou les adaptations nécessaires étaient portées et les conséquences immédiatement prises en compte. Ce poste primordial existe encore dans les grandes entreprises, sous des appellations diverses, il existe également dans les administrations, mais qu’elle PME peut s’offrir ce luxe aujourd’hui ?
À l’avènement de la micro informatique, on a déclaré que les secrétariats devenaient obsolètes car les commerciaux et les cadres pouvaient taper leurs rapports, courriers eux-mêmes.
C’était très réducteur d’une fonction souvent jugée ingrate et toujours mésestimée. Cette incompréhension a entraîne beaucoup de frustrations, de surcharge de travail et de stress.
Car l’organisation du travail au sens administratif est une compétence clé dont dépend en grande partie l’efficacité des entreprises.
Que de temps perdu car on ne sait pas distinguer l’urgent de l’important, car on oublie de noter ses rendez vous sur son agenda, car on n’arrive pas à s’adapter aux agendas partagés …
Retour en arrière ? Non Bien entendu, mais un accompagnement des managers et dirigeants à un changement essentiel dans leurs modes de fonctionnement aurait été indispensable et évident si on avait  estimé à sa juste valeur un travail au combien précieux des « secrétaires d’antan ».

La désorganisation s’accélère avec les moyens de communication instantanés et on va bientôt redécouvrir les vertus d’une bonne gestion du temps et des priorités qui ne se limite pas à l’appropriation d’outils mais à une véritable réflexion sur ses modes de fonctionnement au travail et dans la vie.