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L’entreprenariat au féminin expliqué aux collégiens

Faisant partie de l’association 100 000 entrepreneurs, j’ai régulièrement l’opportunité d’apporter mon témoignage de chef d’entreprise et de coach de dirigeants auprès de collégiens et lycéens du département des pays de la Loire.

Axée sur la place des femmes dans le monde de l’entreprise, mon intervention d du 19 février dernier a fait l’objet d’un article dans le journal de l’académie de Nantes. Je vous laisse le découvrir en cliquant sur le lien ci-dessous.

http://www.ac-nantes.fr/1392993380879/0/fiche___actualite/&RH=ACTUALITE

 

 

 

Mais qui appuie sur l’accélérateur ?

Je n’ai pas eu le temps de ….m’en occuper…. t’appeler….acheter du café…. chercher le document…réfléchir….etc….

Un tic ? une posture ? une façon de se valoriser en ayant l’air « overbooké » ? Peut-être, mais pas seulement. Peut-être une excuse, une culpabilité permanente de laisser filer ses heures, ses journées, sa vie, alors que OUI on peut toujours trouver 5 mn pour appeler un ami, 15 mn pour chercher un document et décider de consacrer 2 heures à un dossier important. Le temps n’y est pour rien, c’est notre passivité face au remplissage imposé souvent par des machines qui est en cause. Nous courons toujours plus vie et nous nous posons de moins en moins la question de l’efficacité de cette accélération. Nous nous trouvons dans la situation d’un athlète que l’on empêcherait de récupérer entre entrainements et compétitions. En plus, si ce même athlète montrait des signes de faiblesse, de manque de motivation, on s’en séparerait en se montrant déçu de son manque d’endurance et on le déclarerait « usé ». Peut-être trouvez-vous cette situation hypothétique aberrante parce qu’il s’agit de performances physiques, mais ce que nous infligeons à notre cerveau est aussi absurde, voire plus. Nous ne pouvons rien contre l’accélération technologique et nous en bénéficions la plupart du temps, par contre, nous partageons la responsabilité de toutes ses conséquences sur notre vie. Plus simplement nous avons inversé l’ordre des priorités. Ce n’est pas nous qui utilisons au mieux les avancées technologiques mais ce sont les avancées technologiques qui nous dictent notre mode de vie. Vous voulez des exemples ? En voici quelques uns. – un cadre dirigeant se plaint de ne pas pouvoir se concentrer plusieurs heures pour traiter des dossiers importants car il est toujours interrompu par le téléphone et les mails. – Un autre ne peut pas décompresser le weekend car on lui envoie des mails professionnels auxquels il se sent obligé de répondre dans les minutes qui suivent. – un couple décide de passer, enfin, une soirée en amoureux, mais ils sont l’un et l’autre, constamment interrompus par leur téléphone et ne trouvent finalement rien à se dire. – votre responsable vient vous voir pour vous expliquer, longuement, qu’il n’a pas 5 mn à vous accorder cette semaine. Alors, fatalité ? Non on peut toujours reprendre le contrôle de sa vie, les réflexions sur le sujet sont de plus en plus nombreuses, on parle de « l’éloge de la lenteur », de la « slow attitude » et même de « slow drinking ». La question du temps et de notre pouvoir sur lui était au coeur de mon intervention à la journée de formation du jeune Barreau de Nantes le 24 janvier dernier et elle a suscité beaucoup d’interrogations et d’intérêt.

Quelles solutions ? La première chose est d’accepter que le temps ne soit pas uniforme. Il est multiple, c’est ce que Francis Pisani appelle la polychronie *. Nous aimons le confort et la facilité que nous apportent l’accélération des transports, l’accessibilité de l’information, mais nous nous posons trop peu la question de l’utilisation du temps gagné, ce qui fait que nous ajoutons des tâches supplémentaires et entrons dans un cercle vicieux infernal, au lieu d’en profiter pour réfléchir, approfondir, cultiver les relations, se ressourcer et….être plus efficace plus longtemps et sereinement.

Qu’est ce que cela demande comme effort ? De la prise de recul, de la volonté de reprendre la main sur notre vie, de l’organisation, et de la distance par rapport à ce que « les autres vont penser de moi ». Ce travail nécessite d’être accompagné, c’est ce que je fais avec mes clients. En quelques semaines ils en constatent le bénéfice tant au niveau professionnel que personnel: – car l’accélération nous empêche d’approfondir et nous conduit à des erreurs quelques fois importantes – car la focalisation sur la nécessité d’aller vite nous fait passer à côté de l’essentiel – car les mêmes qui nous poussent à accélérer nous reprocherons notre manque de réflexion – car notre équilibre, notre sérénité, notre santé, notre…bonheur (?) en dépendent.

* voir son article dans le magazine Clés de décembre 2013.

Une belle année

Une nouvelle année,
Un symbole, une rupture dans le temps que l’on s’accorde bon gré mal gré, car, dans le fond, objectivement rien ne se passe de particulier.
C’est bien là toute l’aventure du temps, il ralentit ou s’accélère selon nos projets, nos envies, nos soucis….
Et c’est nous qui décidons de le laisser fuir, d’en jouir ou de l’arrêter, comme en ce 1er janvier où nous commençons une nouvelle aventure, tous les ans.
A nous de la rendre belle, sereine, joyeuse, fructueuse, généreuse.

Une très belle à année à vous.

Jacqueline Vocanson

La politesse, une antidote à la violence des échanges ?

Les relations humaines professionnelles sont souvent tendues, voire agressives. Sous prétexte de transparence et de franchise, les managers, les collègues de travail, les clients, se permettent des remarques quelques fois brutales et le collaborateur se sent impuissant. S’il répond il court un risque, s’il ne répond pas il passe pour un lâche. Cela peut se traduire par un comportement de retrait et une accumulation de stress.

Dans ce contexte ceux qui s’en sortent le mieux sont ceux qui ne s’embarrassent pas des règles de politesse et qui répondent sur le même mode, rendant l’atmosphère explosive. On évolue alors dans un mélange de passivité et d’agressivité et on s’étonne d’une dégradation de l’ambiance.

Je voudrais exprimer mon inquiétude face aux amalgames :

Franchise ne veut pas dire grossièreté et manque de respect
Respect de l’autre ne veut pas dire hypocrisie.
L’ironie, voire l’insulte n’est pas soluble dans le sens de l’humour

J’ai la conviction, en prenant le risque d’enfoncer des portes ouvertes, que le respect des règles de politesse rend les rapports humains plus sereins. Nous travaillons avec des gens que nous n’avons pas choisi, que nous n’apprécions peut-être pas sur le plan personnel, néanmoins nous devons les côtoyer jour après jour. Cela nécessite de la distance émotionnelle et le respect des règles de politesse, dans la retenue de comportement qu’elles imposent, permettent de faciliter la cohabitation et d’imprimer aux rapports humains plus de sérénité.

La Bruyère observait : « la politesse n’inspire par toujours la bonté, l’équité, la complaisance, la gratitude ; elle en donne du moins les apparences, et fait paraître l’homme au dehors comme il devrait être intérieurement. »

Pour en savoir plus, découvrez l’Assertivité

Et si on parlait du plaisir de diriger ?

Je vous vois déjà hausser les épaules et murmurer  » c’est n’importe quoi, avec la conjoncture, la hausse des charges, la difficulté de recruter, on n’a pas de temps à perdre à lire des bêtises « 

….et bien si, prenez le temps de lire, ce ne sera pas long et peut-être y trouverez vous de l’intérêt .

Lorsque la situation est difficile, nous pouvons nous montrer préoccupé, voire désagréable et c’est humain. Mais un dirigeant est constamment sous les feux de la rampe et son comportement influence l’atmosphère de l’entreprise. S’il a l’air soucieux, s’il est de mauvaise humeur, l’ambiance devient morose et on commence à se poser des questions sur le devenir de l’entreprise .

Selon les tempéraments les uns s’inquiètent, les autres baissent les bras, d’autres encore (les meilleurs?) cherchent à partir.

Le dirigeant s ‘étonne alors de la baisse de l’efficacité, de l’augmentation des erreurs, des retours non conformes, d’un chiffre d’affaires en baisse.

Il a beau recadrer fermement les équipes, exiger des résultats à son encadrement et à ses commerciaux rien n’y fait, au contraire. Il se sent de moins en moins soutenu et très seul pour tout résoudre ce qui augmente la pression et…son stress.

En fait il se retrouve dans un cercle vicieux, une spirale de l’échec.

Dans ce type de situation le dirigeant a oublié une donnée essentielle. La réussite de son entreprise ne repose pas uniquement sur lui mais sur la volonté et la mobilisation de tous. Tout le personnel a intérêt à la réussite de l’entreprise, car c’est de cette réussite que dépend son emploi et plus il se sent impliqué au quotidien, plus il a envie de donner le meilleur de lui-même .

Par contre c’est le dirigeant qui donne l’impulsion de la volonté et de la motivation de tous. Par ses paroles mais aussi et surtout par son comportement . Si lui y croit, alors tout est possible.

De plus l’énergie et la motivation sont communicatifs et stimulent la créativité. De la spirale de l’échec il passe à celle de la réussite, et il connaît le plaisir de diriger car la réussite est collective.

Comment y arriver ?

 En travaillant sur la gestion de ses émotions. Lors de mes interventions, je propose ainsi :

  • de donner les clés permettant de gérer ses émotions en situation professionnelle

  • d’appréhender les techniques permettant de s’affirmer en toute sérénité et en toutes circonstances

  • d’apprendre à aborder les situation difficiles de la vie professionnelle avec assurance et sérénité.

Chaque intervention est adaptée à votre cas spécifique, qui est validé dès le premier entretien.

Pour en savoir plus : mon approche de la gestion du stress

Subir ou Anticiper ?

Quelqu’un m’a dit récemment :

 – Avant les vacances je ressentais vraiment le besoin d’être accompagné mais maintenant je me sens mieux alors je me demande si ça ne peut pas attendre un peu.

Cette réflexion me fait réagir, nous avons de plus en plus l’habitude de ne traiter que les urgences, or c’est un cercle vicieux car toute question importante mais non traitée devient un jour une urgence et nous subissons au lieu d’agir.

Vous connaissez bien-sûr l’expression  » gouverner c’est prévoir « , cette expression à également du sens pour la gestion de notre vie personnelle et professionnelle.

Lorsque l’on attend d’être en situation de crise pour travailler sur soi, on colmate, on répare superficiellement, on traite l’urgence de la situation.

On agit de même pour notre physique lorsque nous allons voir l’ostéopathe ou le dentiste uniquement en cas de douleur insupportable, dans ce cas il ne peut travailler que sur la douleur, pas sur ses causes car l’inflammation est trop intense.

 En attendant l’urgence pour agir, on évite les questions de fond, celles qu’il faut soulever pour mieux gérer et dépasser sans douleur, les aléas de la vie personnelle et professionnelle.

Sans ce travail de fond, les mêmes symptômes resurgissent, de plus en plus fréquemment, générant toujours plus de mal être.

En cette rentrée, c’est peut-être le moment de se poser les bonnes questions. Qu’elles sont mes priorités ? Que dois-je améliorer dans mes modes de fonctionnement pour être plus efficace ? Pertinent ? Serein ?

Pour en savoir plus :  conseil en management          coaching individuel

Courir après le temps, une fatalité ?

Tel était le titre de mon intervention à la journée de formation du Jeune Barreau de Nantes le 24 janvier dernier.  Destiné aux jeunes avocats, cet atelier, au départ limité à 15 personnes a réuni plus du double de participants. Cela démontre l’importance de la question pour la jeune génération.

La non maîtrise du temps est-elle inévitable ?

Le stress est-il  incontournable ?

Ils ont envie de reprendre leur vie en mains sans que cela nuise, au contraire, à leur efficacité. Les méthodes existent, mais il n’y a pas de recette miracle, comme je leur ai indiqué, cela demande : de la volonté, de la persévérance et du contrôle émotionnel.

Vous trouvez ci-dessous le PDF synthétisant cette intervention.

Courir Après Le Temps, Une Fatalité ?

Les femmes dirigeantes et la confiance

  • Les femmes entreprennent moins que les hommes et quand elles entreprennent leurs projets sont moins audacieux.
  • Les femmes osent moins que les hommes et quand elles osent, elles ont tout verrouillé pour être certaines de ne pas être prises en porte à faux.
  • Nombreuses sont les femmes qui, timorées dans les relations professionnelles ou au travail, se révèlent pleines de ressources et d’initiative dans la gestion de leur famille au quotidien.

En dehors des phénomènes hormonaux qui rendent les hommes plus combatifs et avides de pouvoir et les femmes plus consensuelles et en recherche de contacts, le poids de la culture et de l’éducation ne sont toujours pas  à négliger.

De nombreux progrès ont été faits, néanmoins :

  • Il est toujours plus difficile pour une femme d’obtenir la reconnaissance de son milieu professionnel s’il n’est pas traditionnellement féminin,
  • Beaucoup d’hommes pensent encore que la place des femmes n’est pas au milieu de leurs cercles professionnels,
  • De nombreuses femmes se trompent de combat en jouant sur des ressorts de séduction pour être acceptées professionnellement,
  • L’agenda féminin est encore trop différent de l’agenda masculin (famille, enfants, maison),

L’éducation des filles a encore beaucoup à progresser :

  • sur une confiance qui ne serait pas uniquement basée sur l’aspect physique et le rapport aux hommes,
  • sur le fait qu’elles représentent la moitié de l’humanité et non pas une minorité parmi d’autres,
  • sur le fait que c’est par le développement des échanges garçons / filles sur des bases égalitaires et le développement de la mixité dans tous les domaines et à tous les niveaux que l’on a le plus de chances de progresser dans la qualité des relations en société.
  • sur la reconnaissance du fait que la mise en place d’une véritable mixité en entreprise est une opération rentable économiquement.

Les femmes et particulièrement les mères ont une grande responsabilité dans la reproduction des comportements dévalorisants envers les filles, se sont elles qui élèvent encore majoritairement les garçons et …les filles.

Les choses commencent à changer parmi la jeune génération, mais pour qu’elles s’accélèrent les femmes doivent se faire violence et accepter de se lancer professionnellement, de faire face socialement et de partager les responsabilités familiales.

Chef d’entreprise de Loire Atlantique, quelles priorités ?

Les chefs d’entreprise sont dans le concret et le résultat à court terme.

A l’occasion d’une enquête menée auprès d’un réseau professionnel de Nantes, j’ ai interrogé des entrepreneurs sur leurs priorités actuelles. Spontanément, ils citent, la rentabilité et les problématiques financières.  Rien de très étonnant, dans une période perturbée où il faut aller à l’essentiel et préserver les acquis. L’obtention de financements pour assurer le développement se fera à ce prix.

Loin derrière se positionnent les items liés à la communication, la fidélisation clients, le développement de réseau professionnel, la clarification de la stratégie, ou la transmission.

Mais deux points supplémentaires me paraissent dignes d’un intérêt particulier, ce sont le  management d’équipe et l’organisation qui sont cités en 3è et 4è position. Cela montre la conscience qu’ont  les entrepreneurs  de l’importance de l’implication du personnel et de l’efficacité de la structure pour assurer le résultat.

Cela passe par une analyse pointue de l’entreprise :

  • De l’adaptation de l’organisation aux évolutions du marché et aux exigences liées à l’accélération des échanges. Que ce soit en B to B ou en B to C, on fonctionne en flux tendu et tout délai est insupportable. L’entreprise doit s’organiser en conséquence.
  • De l’évolution du mode de management au changement des mentalités. Tout est communication dans la vie réelle, or l’opacité et la manie du secret sont encore très présents dans l’entreprise. Ils sont source de frustration  et d’inquiétude. Le personnel des TPE / PME n’a plus envie d’être mis devant le fait accompli de décisions qui impactent leur quotidien. Ils expriment le désir (besoin?) d’être considérés comme des acteurs intelligents du système.

Cela passe aussi par la remise en cause personnelle du dirigeant.

  •  Il ne peut plus, comme autrefois, tout supporter seul. Il ne peut plus se dire qu’il lui suffit de travailler 18 heures par jour et qu’il résoudra tout en se levant 2 heures plus tôt chaque jour, au détriment de sa sérénité, de sa vie de famille et de sa santé.
  • Il ne peut plus remettre les projets à plus tard « quand ça ira mieux » et fonctionner uniquement dans l’urgence.
  • Il lui faut lever la tête du guidon et regarder la route devant lui. Pour cela prendre le temps de réfléchir et savoir partager, déléguer, sans l’a priori qu’il est seul à pouvoir tout faire, tout décider. C’est à ce prix qu’il aura le cerveau disponible pour anticiper, innover, organiser et….vivre, pourquoi pas ?

Enquête menée auprès de  30 personnes , 21 ont répondu. Ils représentent des entreprises de moins de 30 salariés, avec une majorité de TPE, dans 3 grands pôles d’activités :  services aux entreprises, finance -gestion de patrimoine, conseil – ressources humaines et habitat – construction.

14 items étaient proposés, tous relevant de la gouvernance d’entreprise