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Femmes, pas toutes dans le même bateau !

La journée de la femme est toujours l’occasion  de voir des articles de journaux, d’assister à des conférences sur l’évolution de l’égalité hommes-femmes. En dehors de toute polémique sur l’opportunité d’une telle journée, elle m’a amené cette année à quelques réflexions que j’ai envie de vous soumettre.

Parler « des femmes » c’est parler, non pas d’une minorité mais de la moitié du genre humain. Ce qui veut dire que leur statut social, familial, professionnel est aussi divers que peut l’être celui d’un homme.

Ce qui est différent pour « les femmes » c’est que, en plus de ces différences, leur  statut est  évalué en fonction des critères masculins, société patriarcale oblige. Il n’est pas neutre professionnellement pour une femme d’être célibataire ou en couple, d’avoir des enfants, alors que ces données sont  rarement prises en compte pour les hommes.

Là où les choses ont changé c’est qu’il y a encore quelques  années, le seul élément que les femmes avaient en commun c’est que c’était toujours plus difficile pour elles que pour les hommes.

Maintenant l’inégalité entre les femmes au travail devient de plus en plus criante.

J’ai  entendu affirmer par une cadre dirigeante d’un groupe qu’assumer de lourdes responsabilités tout en élevant plusieurs enfants n’est qu’une question d’organisation. Il suffit d’avoir une « super nounou » à la maison. C’est faire fi un peu rapidement des contraintes économiques, des familles mono-parentales, des salaires qui pour la plupart sont encore 20 % inférieurs à ceux des hommes, à qualification égale. Le problème c’est que ce sont ces femmes là qui prennent la parole, qui écrivent des livres sur le sujet, notamment pour expliquer aux femmes que tout est en leur pouvoir. Celles qui n’arrivent pas à prendre ce pouvoir doivent se sentir bien misérables !

Dans les couples, beaucoup d’ hommes considèrent normal que seule leur compagne assume les tâches domestiques et lorsqu’ils participent, ils « aident leur femme » alors qu’ils sont autant concernés qu’elles par la propreté des lieux, du linge, l’approvisionnement etc, sans parler du fait que les enfants sont autant les leur que ceux de leur compagne. Bien sûr les choses évoluent, mais là encore pas forcément pour celles qui en auraient le plus besoin.

L’éducation des garçons et des filles doit évoluer et les parents ont un rôle fondamental à jouer dans les valeurs qu’ils transmettent à leurs enfants, mais comment faire quand on court après le temps entre le travail, les travaux ménagers, sans aucune aide ? on assume l’indispensable et c’est ainsi que sans changement radical dans les mentalités tant dans l’entreprise que dans la société globale, l’inégalité entre les femmes  augmentera selon leur statut social.

 

Le Changement… Quel changement ?

Le changement et sa gestion occupe nos pensées et affecte notre quotidien par la pression qu’il induit*.

En effet alors qu’autrefois il était exceptionnel, le changement est un paramètre quasi quotidien, voulu ou imposé.

Selon les sondages, 79 % des Français ont envie de changer de vie. Et 88 % estiment que la crise économique devrait être l’occasion de changer de mode de vie bien que seul un sur trois soit prêt à le faire.

Dans nos vies privées :

  • Nous vivons plus longtemps, il est de ce fait plus difficile de se consacrer sa vie entière à une seule personne, de plus le changement de conjoint est socialement accepté (1 couple sur 2 dans les zones urbaines), on apprend à vivre autrement (familles recomposées, mono parentales, homosexuelles)
  • Les relations sont de plus en plus éphémères, nous avons plus d’opportunités de déplacements qui sont simples et abordables, donc plus de rencontres, qui sont rendues plus faciles par une décontraction plus grande de la vie sociale (moins de tabous sociaux et moraux),
  • La révolution numérique nous donne accès à plus d’informations, à des cultures différentes, ce qui nous permet de comparer et attise notre curiosité d’autre chose, nous sommes constamment sollicités pour lutter contre la monotonie et l’ennui qui nous font de plus en plus peur.

Dans nos vies professionnelles :

  • Une vie dans une seule entreprise relève pour vous de la préhistoire, en effet les difficultés économiques, la crise récurrente et les opportunités de plus en plus nombreuses provoquent des changements professionnels fréquents
  • La violence des rapports hiérarchiques avec son lot de réorganisations brutales entraîne des licenciements, des cas de harcèlement moral, du surmenage, stress….

Une des questions qui me semblent intéressantes est de comprendre ce qui nous motive profondément à changer.

Est-ce la pression sociale ? Un diktat qui nous est imposé comme une condition ultime de la réussite ?

Est-ce un mal-être ?  Ce cas est le seul qui m’intéresse car d’expérience, derrière le besoin de changement il y a surtout de la souffrance. Alors pour ne pas l’accentuer il convient de se poser de vraies questions :

  • Ce qui me rend heureux
  • Ce qui me gêne
  • Ce qui dépend de moi, ou pas

On n’est pas obligé de tout changer : de vie, de conjoint, de travail, de pays. Car on on risque d’emmener avec soi nos vrais problèmes et on recommence ailleurs.

Alors ? Que changer au quotidien pour rendre la vie agréable, riche de sens ? Comment remettre du rêve, de l’espoir dans l’existence ? Comment se remettre en mouvement, sortir de l’inertie ?

Voici quelques pistes :

  • Sortir de soi, se tourner vers les autres
  • Communiquer mieux,
  • Etre plus attentif,
  • Apprécier le quotidien
  • Vivre ici et maintenant

C’est moins spectaculaire mais parfois plus puissant à transformer nos vies que le grand départ. Et si après on a encore envie de changer (de travail, de conjoint …) on saura qu’on le fait pour de bonnes raisons.

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*Je fais référence à la conférence que j’ai donnée sur ce sujet en juin dernier dans le cadre du réseau RH Solutions Ain et 2 Savoie, réseau animé par Sylvain Tritan et Aude Berlese.

On choisit d’être entrepreneur, mais choisit on d’être manager ?

On admet bien volontiers que tout le monde ne peut pas être entrepreneur. Cela nécessite une énergie, une volonté, une acceptation du risque qui ne peuvent être supportées que parce que le plaisir et l’engagement sont présents

Sinon c’est une vie très difficile, stressante, qui impacte la vie privée et n’est pas toujours récompensée financièrement et socialement parlant.

Qu’en est-il du management ?

Le management demande les mêmes qualités d’engagement et  de volonté. Il exige également un souci des autres, de l’écoute, le sens de l’organisation, la reconnaissance des autres. Ces compétences s’acquièrent me direz-vous. Certes, mais si elles ne correspondent pas à ce que l’on aime faire, cela entraîne du stress, de l’aigreur et beaucoup de frustration.

Or que se passe-t ‘il la plupart du temps ?

Accepter des responsabilités managériales est souvent la seule façon d’évoluer dans l’entreprise.

C’est lié au statut, donc une fonction « inévitable » pour progresser hiérarchiquement.

En plus de 20 ans de métier de consultante, j’ai souvent croisé de ces managers qui venaient en formation en traînant les pieds car cette partie de leur fonction ne les intéressait pas, que c’était avant tout une source d’ennui.   De ce fait, alors que l’objet  était de leur donner les outils de management, l’essentiel du débat consistait  à les convaincre de l’importance de cette « mission », car sans cette conviction les outils ne servaient à rien.

Le management n’est pas valorisé, peu de responsables sont recrutés pour leurs qualités de manager

N’est-ce pas contradictoire, la fonction managériale est inévitable pour progresser mais la culture managériale n’est pas valorisée, voire ignorée (c’est notamment rarement une priorité des plans de formations)..…alors que les managers encadrent parfois des équipes importantes.

Par contre on sait se plaindre de la mauvaise ambiance, du manque d’engagement, de l’absentéisme, du laxisme des équipes, mais en en tirant de mauvaises conclusions qui sont orientées vers la mauvaise volonté des personnes alors qu’il suffirait que l’on se donne les moyens d’y remédier par la mise en œuvre d’une véritable politique managériale.

La performance de l’entreprise et le bien-être de ceux qui y travaillent est à ce prix.

Un patron à quoi ça sert ?

Un jour, un de mes clients entrepreneur me dit :

« En fait je ne sers à rien, tout fonctionne parfaitement sans moi », et bien sûr il en était très perturbé. Cette réflexion apparemment anodine pose la question de la véritable valeur ajoutée d’un dirigeant.

J’ai connu certains dirigeants incapables de laisser la main sur des questions techniques, ils voulaient tout contrôler eux-mêmes, ayant de ce fait l’impression de donner le maximum pour leur entreprise. Ils étaient étonnés voire déçus de constater le manque d’initiative de leurs proches collaborateurs et du découragement sensible de leurs meilleurs éléments sans comprendre que  leur comportement en était la cause

Mais alors qu’est-ce qu’il faut faire ? Où est la place du dirigeant quand il ne s’occupe pas des relations bancaires, des contacts investisseurs, de la concrétisation de nouveaux contrats ?

Pour moi être dirigeant est un des métiers les plus ingrats pour l’Ego car la réussite de son entreprise dépend de la mise en œuvre d’un ensemble complexe qui a sa vie propre en dehors de son action immédiate. De plus il est difficile de savoir qu’elle est sa valeur ajoutée personnelle dans cette réussite.

Ce qui emporte c’est de faire en sorte que tout fonctionne. Avoir une vision claire de ce que l’on veut, la partager, trouver des débouchés, veiller au développement, définir le cadre,  et…faire confiance.

Etre présent là où il est nécessaire pour trouver des contrats, pour valoriser la présence de l’entreprise, pour  la   faire connaître

Mettre en place le cadre permettant une bonne gestion et une rentabilité optimale

Veiller à l’harmonie, à l’équité interne et créer  les conditions d’une réelle intelligence collective

Je suis persuadée que si l’on est obsédé par le besoin de faire soi-même, d’être à l’origine des réussites, on sera très malheureux comme dirigeant. (Sauf si on est à la tête d’une entreprise individuelle bien-sûr).

Alors ma réponse à –  « En fait je ne sers à rien, tout fonctionne parfaitement sans moi » – est que ce dirigeant fait son travail  de patron qui est bien au-delà de la production et du suivi quotidien mais qui ne se voit pas toujours.

Etre dirigeant, c’est….

Ne pas faire le travail de ceux qui sont engagés pour ça. C’est ne pas être toujours sur le dos des responsables que l’on a nommé pour vérifier que tout est en ordre. C’est ne pas vouloir que tout passe par soi. C’est ne pas avoir peur que le succès soit attribué à d’autres que soi.

Par contre c’est vrai que c’est difficile.

 

 

Vous voulez plus de créativité ? Combattez le stress…

Bien sûr cela relève de l’enfonçage de portes ouvertes que d’affirmer cela, tout le monde en est convaincu ou presque, tout au moins en théorie et parce que c’est dans l’air du temps.

Néanmoins, au quotidien, si nous prenons du recul pour observer les comportements de cadres ou dirigeants avec leurs collaborateurs, que se passe-t’il ? Qu’entendons-nous ?

« Votre créativité est en baisse, il va falloir vous ressaisir ! », ou « Vous me décevez beaucoup, rien de très original ! » …

Quand ce n’est pas jugement ou critique dès qu’une idée, sortant des sentiers battus est émise, sans parler de la pression sur les délais et l’ambiance de compétition que l’on croit constituer une « saine émulation ».

J’ai assisté récemment à un colloque sur la créativité. Au-delà de la diversité forte intéressante des points de vue présentés, mon esprit vagabondait sur les conditions de cette créativité, nourrie par :

– « on peut apprendre à créer, on est tous créatifs enfants, mais l’école tue la créativité » (Fabrice Mauléon)

– « la difficulté n’est pas d’écrire un poème mais de vivre de telle façon que le poème puisse naître naturellement, donc il faut mettre son esprit en condition pour créer (Frédéric Eymeri poète et peintre)

–  » On ne peut pas créer sans apprendre les techniques indispensables, mais en premier, il faut développer la capacité à se laisser faire, à répondre à l’invitation ».

Ce qui est vrai pour l’art, la littérature, l’est également pour le monde de l’entreprise. Ce n’est pas en mettant la pression sur les gens que l’on obtient le meilleur d’eux-mêmes, au contraire, si la pression est trop forte, le cerveau se met en mode « survie » et c’est la peur qui gouverne.

Certaines entreprises mettent en place des ateliers de méditation, d’autres mettent à disposition des salles de sport d’accès libre, cela veut dire que petit à petit les mentalités évoluent, mais la prise en charge du stress ne doit pas être uniquement réservée aux employés, les dirigeants doivent eux aussi apprendre à lâcher prise, leur santé et celle de leurs entreprises en dépend.

Si vous souhaitez connaître ma valeur ajoutée rendez vous ici : Mon approche de la gestion du stress

 

Le client notre raison de vivre ?

C’est une histoire somme toute banale. Un avion retardé une fois, deux fois, nuit à l’hôtel, attente le lendemain, heure annoncée à nouveau retardée. Au total 22 heures de retard.

Effectivement cela devient banal, seulement une question se pose. Qu’est ce qui peut rendre cet incident insupportable ? Voici quelques éléments de réponse :

  • Embarquement dans l’avion avant que l’on soit certain de pouvoir partir
  • Débarquement une heure après
  • Invitation à suivre le personnel dans l’aérogare sans aucune explication
  • Hébergement dans un hôtel sans plus d’explication
  • Attente d’un hypothétique bus pour s’y rendre pendant une heure
  • Le bus n’arrivant pas, trouver un taxi
  • Ne pas avoir l’adresse de l’hôtel
  • Ne pas avoir la possibilité de dîner
  • Ne pas avoir d’information sur l’heure effective du départ le lendemain
  • Report dudit départ toutes les heures ou presque.

Et surtout une incapacité du personnel local de prendre des décisions sans en référer au siège de la compagnie et une totale incompréhension de la nécessité pour les clients d’avoir accès à l’information.

La gestion de situations imprévues inclut l’information en temps réel, et surtout l’information utile. Savoir les réparations que l’on effectue sur l’avion n’a aucun intérêt pour le voyageur, par contre savoir ce que l’on a prévu pour réduire le désagrément à son strict minimum est essentiel. Cela réduit l’agacement, l’inquiétude et permet aux clients de s’organiser en conséquence.

Dire que la compagnie est désolée et qu’elle s’excuse ne suffit pas. Donner les moyens aux clients de redevenir acteurs de leur temps est essentiel.

C’est rendre opérationnel le slogan publicitaire de toutes les entreprises : le client est notre raison de vivre.

Toute activité a potentiellement à affronter des situations imprévues, difficiles. Elle ne peut pas toujours les empêcher, par contre elle peut anticiper les désagréments pour ses clients et se préparer à y faire face. Ce ne sont pas des coûts supplémentaires mais des investissements très rentables à long terme. On se souviendra, soit de l’incident désagréable, soit de la façon très professionnelle avec laquelle il a été réglé.

De l’intérêt de repeindre le bateau en mer

Dans la marine, lorsque en mer l’équipage était inoccupé, on  lui faisait repeindre le bateau. C’était utile et cela évitait les écarts de conduite liés à l’inactivité.

Toute entreprise ou organisation vit des périodes d’activité intense et des périodes plus calmes. Ce qui est difficile alors c’est de maintenir la mobilisation de tous. Certains s’inquiètent de l’avenir (et si l’activité ne revenait pas ?) et stressent, d’autres se découragent et sont de moins en moins actifs.

Il est de la responsabilité du Dirigeant d’agir sur 2 niveaux :

  • Veiller au moral de tous et au maintien de la mobilisation
  •  Rentabiliser le temps de travail et préparer l’avenir.

C’est le moment de se plonger dans ses priorités et particulièrement celles que l’on laisse de côté parce qu’elles ne sont pas urgentes :

  •  Analyse approfondie des gaspillages
  •  Réorganisation d’un service ou d’un atelier
  •  Développement des compétences de certains par l’accompagnement d’un ancien notamment
  •  Point sur la formation
  • Entretiens individuels que ‘on n’a jamais le temps de faire
  •  Remise à jour de fichiers
  • Analyse et amélioration de procédures
  • Réflexion sur de nouveaux projets
  • Réactivation de ses réseaux professionnels
  • Participation à des conférences, des réunions interprofessionnelles
  • Etc…

La vertu de cette démarche est de prendre le temps de travailler sur le moyen- long terme dès que la pression de l’urgence diminue. De ce fait on devient plus sensible aux sollicitations de l’environnement, on améliore sa réactivité et la qualité de ses réponses…. Et l’activité reprend.

Solitude du Dirigeant, une fatalité ?

Le mois dernier je vous ai donné ma vision du rôle du coach, aujourd’hui  je voudrais vous faire part d’un bénéfice  mal connu du coaching, celui de trouver de la sérénité à faire évoluer sereinement l’image que l’on s’est forgée auprès de ses collaborateurs et commanditaires vers plus d’authenticité.

Dans la tête du dirigeant, sa  fonction implique souvent une grande responsabilité vis-à-vis de son entourage.Il s’imagine qu’il n’a pas le droit à l’erreur, qu’il doit toujours savoir où il va et comment il doit y aller. Le devenir de l’entreprise et donc celui de ses salariés est, en quelque sorte entre ses mains. Cette responsabilité qu’il ressent exclut de la part du dirigeant, toute expression de doute sur ses propres capacités, compétences, maîtrises des différents paramètres, or ce doute est réel et naturel et il est impossible de tout maîtriser.

Cet écart entre l’image qu’il véhicule et ce qu’il éprouve est source de souffrance, il a l’impression de tromper son entourage, « je ne suis pas ce que vous croyez ». Cela peut entraîner des comportements rigides, voire agressifs et accentuer le sentiment d’isolement. Dans les périodes de difficulté économique les dérives vers le surmenage et la dépression sont fréquentes.

Le travail de coaching consiste à réinterroger cette image, à l’assouplir et à comprendre que la réalité n’exige pas la perfection. C’est à ce prix que le Dirigeant  osera, sans risque de décevoir, dire qu’il  ne sait pas toujours tout, que lui aussi a besoin des autres et que l’entreprise se développera mieux si tout le monde prend sa part de responsabilités.

A l’heure où on parle beaucoup d’intelligence collective ou d’entreprise libérée, cette évolution du comportement du dirigeant est un préalable pour repenser le management de l’entreprise vers plus de coopération, de responsabilisation, car c’est en prenant conscience et en acceptant ses failles que l’on peut comprendre celles des autres et donc de créer les conditions pour mieux travailler et vivre ensemble.

Un coach pour quoi faire ?

 

Si je pose cette question c’est que l’appellation en elle-même peut sembler prétentieuse. Comment prétendre coacher un dirigeant alors que son métier est de décider, innover, trouver de nouveaux marchés, prendre des risques, négocier avec les banquiers, les clients, les fournisseurs, arbitrer, faire vivre ses salariés et encore d’autres responsabilités qu’il serait trop long d’énumérer ici. Et pourtant, c’est mon métier même si j’ai eu quelques fois du mal à l’avouer car ce mot a une connotation souvent négative.

Alors  je précise mon activité, comme je le fais aujourd’hui et  mes interlocuteurs y trouvent de l’intérêt car le métier de dirigeant a une particularité essentielle : La plupart démarrent sans savoir que ce qu’ils vont avoir à traiter c’est pratiquement tout sauf la raison pour laquelle ils ont choisi de devenir dirigeant.

En effet on crée ou reprend une entreprise pour de multiples raisons mais rares sont ceux qui le font par amour pour l’organisation, la gestion, le management, le suivi des résultats, la gestion des conflits, la recherche de débouchés etc…Or c’est de tout cela qu’est composée plus de la moitié de la vie du dirigeant et je prétends que cela peut être passionnant. Ne protestez pas, il s’agit  de créer les conditions pour que ce groupe humain qui compose votre entreprise, œuvre ensemble à sa réussite, et ça c’est passionnant. C’est du management. Et si on n’est pas fait pour manager alors il s’agit de trouver les bonnes personnes pour les mettre à la bonne place et de garder celle qui vous convient, c’est à dire où vous êtes le meilleur. Vous connaissez l’adage : il n’y a pas de problème sans solution, si l’on ne trouve pas de solution c’est que le problème est mal posé.

Le premier travail du coach c’est de vous aider à bien poser le problème. Et puis, il n’est pas question de vous laisser au milieu du gué. Une fois le problème posé, on entre dans le travail en profondeur qui permettra au dirigeant de trouver ses propres solutions, celles qui seront adaptées à la fois à lui, ce qu’il est  avec ses valeurs, ses convictions, ses compétences, ses expériences, sa vision de son entreprise, de la vie, de ce qu’il souhaite pour son entreprise et ses collaborateurs….et à son entreprise avec l’histoire vécue par tous et chacun, avec les joies, les blessures, les compétences ignorées….Le travail du coach est de faire émerger tous ces éléments. .

Le coach est un accoucheur de talents. Ce n’est pas lui qui fait le travail. Telle la sage-femme, il guide, accompagne, encourage, stimule et quelques fois, en cas de blocage, donne le coup de pouce déclencheur. Pour cela il s’appuie sur son vécu d’humain et son expérience de professionnel quelle que soit sa profession d’origine. Il s’appuie aussi sur des méthodes et techniques qu’il a intégré lors de ses nombreuses années de pratiques, les formations qu’il a suivi et qu’il continue à suivre, car un coach est quelqu’un qui se forme en permanence.

Pour lui, pour moi donc, tout fait sens.

Joyeux Noël !

Selon une étude d’ « HEC executive education » de 2010 auprès de 200 cadres Français, 75 % de ceux qui n’ont jamais été coachés se disent intéressés et souhaiteraient bénéficier d’un coaching.

Ce chiffre est significatif d’un changement des mentalités vis-à-vis de l’accompagnement.  Nous commençons à passer du « je ne veux pas que mes collaborateurs le sachent » à  « je me fais accompagner, voilà ce que j’en retire » et les bénéfices de l’accompagnement sont d’autant plus grands car clairement assumés.

Les sujets sont variés et touchent à la fois à la vie de l’entreprise et de l’entrepreneur.

Il peut s’agir de  réduire les coûts de fonctionnement, développer de nouvelles compétences, maîtriser la croissance, améliorer le management de sa société, mieux gérer les priorités, fidéliser ses collaborateurs, ou tout simplement être plus serein, retrouver le plaisir de travailler, équilibrer sa vie professionnelle et sa vie privée.

Se donner les moyens d’être à la fois plus efficace, plus serein et plus ouvert aux autres, en cette fin d’année, n’est-ce pas ce que nous souhaitons tous ?

Joyeux Noël à vous