Une responsabilité collective

Mon dernier article traitait de la responsabilité du management dans la performance collective, aujourd’hui je vais vous sembler prendre le contre-pied et parler de la responsabilité collective en vous racontant une histoire simple qui, j’en suis certaine, parlera à beaucoup.

C’est une PME exerçant dans un domaine technologique très exigeant, car travaillant avec des marchés sensibles. La direction, consciente de l’importance de l’implication de ses salariés pour obtenir des résultats de qualité, soigne l’environnement de travail. Des salles de repos sont mises à disposition, des machines à café, des fontaines à eau, et la gratuité pour tous. La salle de restauration est agréable et bien équipée.

Petit à petit la situation se dégrade, des gobelets de café sont renversés et restent ainsi plusieurs jours, les murs sont tâchés. Dans la salle de restauration, les tables ne sont pas essuyées. Certains grognent et interpellent la Direction pour qu’elle prenne les choses en mains, ce qu’elle finit par faire, mais je m’interroge….

Dans notre vie privée nous nous sentons responsables de notre environnement. Pourquoi dans un contexte social et professionnel, certains d’entre nous ont tendance à ne pas se sentir concernés ?

Nous revendiquons toujours plus d’autonomie, nous supportons peu l’autorité mais dès que quelque chose fonctionne mal dans la vie collective nous en appelons justement à l’autorité pour remettre de l’ordre.

Dans mon activité, j’entends souvent des managers dire « ce n’est  quand même pas à moi de faire…d’organiser… de dire … », Pourquoi ne pas prendre l’initiative si on a les capacités, l’envie ? Peur que le patron ne soit pas d’accord ? Pourquoi ne pas lui en parler ? La communication fonctionne dans les deux sens.

Peur du jugement des collègues ?  Là encore on peut communiquer et relativiser le regard des autres.

Prendre conscience de soi, se méfier des a priori, des jugements, s’affirmer sans agressivité ni complaisance,  retrouver une communication simple et vraie, c’est ce que nous apporte l’assertivité.

 

Vers un management coopératif

C’est l’histoire d’une entreprise qui se développait bon an mal an. Les cadres et le personnel travaillaient beaucoup, les yeux étaient cernés et les visages fermés. Quelques pauses café-cigarettes ponctuaient la journée.

Les objectifs étaient difficiles à atteindre malgré un suivi régulier et une pression toujours active de la Direction. Les dossiers prenaient du retard, le personnel administratif se perdait en récriminations agaçantes (non considération, injustice de traitement….).

L’entreprise a été rachetée, ce qui a suscité une grande inquiétude : « qu’allons-nous devenir ? » On posait des questions sans obtenir de réponse précise.

Les discussions se tenaient entre dirigeants et futurs acquéreurs, portes fermées, sans aucune communication, les spéculations allaient bon train et le travail en pâtit quelque peu.

On se démotiva, certains choisirent de partir car ils étouffaient dans cette ambiance, d’autres s’accrochèrent, car ils n’avaient pas le choix : « on a trop de charges, des enfants …et puis un peu d’espoir que cela change. »

La nouvelle direction prit ses fonctions et très rapidement on est passé de la grisaille à la couleur, du mutisme à l’échange, du chuchotement au partage, et tout cela rapidement. Que s’est-il donc passé ?

Les dirigeants ont commencé par se présenter à tous en réunion en expliquant leur méthode : écouter, observer la situation et les compétences de chacun, faire les changements là on cela semblait juste, dans le dialogue et en expliquant les décisions.

Puis ils ont donné leur vision de l’entreprise, le cadre dans lequel ils voulaient fonctionner.

Ils ont précisé les fonctions, quelques fois floues, de chacun et….

Ils ont simplifié les relations, créé des espaces d’échanges, de convivialité

Ils ont encouragé chacun à régler les petits conflits individuels qui s’étaient créés au fil des années.

Les yeux étaient moins cernés, les pauses étaient animées, des échanges sur les dossiers développaient la créativité. On retrouva le plaisir de travailler et les résultats ont suivi.

Conte de fée ?

Non mais un témoignage de ce que donne le passage de la confrontation à la coopération dans le management quel que soit le contexte, reprise ou non.

La bienveillance et l’esprit de coopération transforment la contrainte et le stress en plaisir car le salarié n’est plus considéré comme une charge « coûteuse néanmoins nécessaire » mais comme un acteur dont l’intelligence et la créativité sont indispensables au développement de l’entreprise.

A l’heure ou Le stress, la violence des échanges et la prévention du Burn-out sont des préoccupations majeures, le management coopératif remet à l’ordre du jour des valeurs de confiance, d’entraide et de prise en compte d’un nécessaire équilibre entre l’intérêt de l’entreprise et celui des salariés.

Pas si simple me direz-vous ?

En théorie si, par contre pour le mettre en pratique il faut une prise de conscience, de la volonté et de la méthode.

Un accompagnement du dirigeant et de son équipe de direction est nécessaire.

 

Ma rentrée avec les réseaux sociaux

Comme tout le monde ou presque, j’ai vu l’avènement puis l’invasion des réseaux sociaux à la fois d’un bon œil et avec une certaine crainte. Je ne vais pas parler des questions de sécurité, ce n’est pas mon domaine, mais de l’impact qu’ils ont de mon point de vue sur les relations humaines.

C’est extraordinaire de :

  • Pouvoir communiquer facilement avec n’importe qui, n’importe quand
  • Retrouver de vieux copains perdus de vue depuis longtemps et à qui d’ailleurs on n’a rien à dire.
  • Partager ses photos de vacances sans risquer de refus poli
  • Se montrer dans des situations toutes plus avantageuses les unes que les autres et satisfaire son narcissisme impunément
  • S’inventer une vie trépidante
  • Donner de ses nouvelles globalement sans avoir à faire l’effort d’un coup de téléphone ou d’une visite
  • Ne plus jamais oublier les anniversaires car le système vous le rappelle
  • C’est effrayant car il n’y a pas grand-chose derrière tout ce déballage, vivons nous pour pouvoir faire un post sur Facebook ?

Qu’en est-il des vraies relations ? Celles où on échange, on partage dans l’intimité, sans exposition médiatique ? Celles où on prend le risque de la controverse, de la confrontation avec la vraie vie ?

J’ai lu récemment cette phrase « avoir des amis sur Facebook c’est comme être riche au Monopoly » c’est évident !

Et alors me direz-vous ? Certains font un bon usage des réseaux sociaux, pour entrer en contact, pour organiser des sorties ou plus globalement pour clamer leur indignation devant des injustices flagrantes ce qui leur permet, on l’a vu ces dernières années, d’influer sur les événements. Je ne le conteste pas, comme toujours ce n’est pas l’outil le fautif, mais l’usage qui en est fait.

J’ai peur de cet amalgame entre les sphères d’intimité et les sphères sociales, entre la vie et l’image qu’on veut lui donner. De mon point de vue, ce qui est intime doit rester privé et générer des rencontres à la fois conviviales et authentiques, ce qui est de l’ordre social doit pouvoir optimiser tous les médias.

C’est pourquoi je me suis retirée de Facebook à tire personnel mais je suis présente sur les réseaux professionnels car ils constituent une extraordinaire vitrine et une occasion de se faire connaître et reconnaître.

Bonne rentrée

 

Eloge de l’imperfection

La recherche de perfection, voilà un besoin qui pollue les relations humaines tant au point de vue personnel que professionnel. Mais c’est  une affirmation bien péremptoire n’est-ce pas ?

Pourquoi, me direz-vous, refuser cette recherche qui permettrait d’être toujours meilleur, d’aller toujours plus loin, plus vite ? N’est-il pas normal, voire louable de vouloir être plus beau, plus intelligent ?

Pourquoi refuser d’avoir recours à des artifices qui nous permettent, quitte à ce que ce soit superficiellement, de paraître lisse, sans défauts apparents, jeunes ?

Pourquoi ?

Parce que le dépassement n’est pas la recherche de perfection, que ses motivations sont différentes  et qu’il ne nous empêche pas de rester authentique.

Parce que la réalité humaine est riche de ses imperfections, parce que la notion de perfection est toute relative et dépend des modes, qu’elle ne correspond à rien de réel et qu’en cela elle fait souffrir.

Parce que passer sa vie à désirer être ce que l’on n’est pas est stressant et nous fait passer à côté de ce qui constitue notre plus profonde richesse, notre humanité.

Cette humanité, tels les fruits « moches » de la publicité, est nettement plus savoureuse à l’intérieur et ces fragilités font de nous un être accessible aux autres, donc tellement plus attractifs et attachants.

C’est une des vocations de mon travail de coach, d’aider mes clients à retrouver leur belle part d’humanité,  Léonard Cohen nous le dit très bien :

« Oubliez votre désir d’être parfait, il y a une faille dans toute chose, c’est comme cela que la lumière pénètre ». (Leonard Cohen)

De la conscience à la confiance

La confiance en soi est en train de devenir une injonction sinon une obligation. Il faut avoir confiance en soi, la confiance en soi est la clé…du leadership…de la réussite professionnelle…sociale…amoureuse !

C’est bien, c’est vrai, mais un peu flippant non ?

Car tout est fait pour nous démontrer notre fragilité,  les médias et livres regorgent d’histoires quasi-magiques de réussites professionnelles, sociales, sentimentales… Pourquoi eux ? Une grande partie de la réponse est qu’ils croyaient en eux et à leur possibilité de réussite, l’autre partie étant que l’image n’est pas la réalité.

Alors que faire ? Continuer à rêver devant ces pseudos héros et à vivre par procuration en se nourrissant jusqu’à l’écœurement de l’histoire des autres tout en se contentant d’une vie que l’on juge médiocre ce qui nous rend … amer, agressif, stressé ?

Non, nous ne serons certainement jamais un de ces héros, mais nous pouvons être mieux : heureux d’être nous-même.

Nous ne pouvons rien contre ce qui nous a empêché d’avoir confiance en nous, par contre nous pouvons toujours agir sur le présent et arrêter d’être impressionnés par l’image que nous percevons  des autres.

Nous concentrer sur ce que nous sommes avec nos atouts et nos faiblesses, tout ce qui fait que nous sommes un être humain original.

Ne plus vouloir ressembler à… mais apprécier d’être soi tout simplement. Développer cette conscience de soi est la base de la confiance en soi.

Facile à dire me direz-vous ? Non, difficile à faire certainement, néanmoins possible, quel que soit votre point de départ. C’est un travail de tous les jours qui demande de la volonté et qui nécessite d’être accompagné (voir l’exemple de l’assertivité)

Qu’est-ce qu’on y gagne ? De la sérénité, de l’attention aux autres pour ce qu’ils sont et non pas pour ce qu’ils nous apportent, un développement de notre capacité de concentration, de notre créativité car nous sommes moins préoccupés de nous-même et de l’image que nous renvoyons aux autres.

Qu’est-ce qu’on y gagne ? De la confiance en soi tout simplement.

Je vais vous laisser sur cette belle phrase de Marguerite Yourcenar : « Tous nous serions transformés si nous avions le courage d’être ce que nous sommes »

 

Quand le stress tue la créativité.

Bien sûr cela relève de l’enfonçage de portes ouvertes que d’affirmer cela, tout le monde en est convaincu ou presque, tout au moins en théorie et parce que c’est dans l’air du temps.

Néanmoins, au quotidien, si nous prenons du recul pour observer les comportements de cadres ou dirigeants avec leurs collaborateurs, que se passe-t ’il ? Qu’entendons-nous ?

« Votre créativité est en baisse, il va falloir vous ressaisir ! », ou « Vous me décevez beaucoup, rien de très original ! » …

Quand ce n’est pas jugement ou critique dès qu’une idée, sortant des sentiers battus est émise, sans parler de la pression sur les délais et l’ambiance de compétition que l’on croit constituer une « saine émulation ».

J’ai assisté aux rencontres de l’IRCOM 2014,  le 2 avril dernier dont le sujet était : Peut-on apprendre à créer ?

Au-delà de la diversité forte intéressante des points de vue présentés, mon esprit vagabondait sur les conditions de cette créativité, nourrie par :

– « on peut apprendre à créer, on est tous créatifs enfants, mais l’école tue la créativité » (Fabrice Mauléon)

– « la difficulté n’est pas d’écrire un poème mais de vivre de telle façon que le poème puisse naître naturellement, donc il faut mettre son esprit en condition pour créer (Frédéric Eymeri poète et peintre)

–  » On ne peut pas créer sans apprendre les techniques indispensables, mais en premier, il faut développer la capacité à se laisser faire, à répondre à l’invitation ».

Ce qui est vrai pour l’art, la littérature, l’est également pour le monde de l’entreprise. Ce n’est pas en mettant la pression sur les gens que l’on obtient le meilleur d’eux-mêmes, au contraire, si la pression est trop forte, le cerveau se met en mode « survie » et c’est la peur qui gouverne.

Certaines entreprises mettent en place des ateliers de méditation, d’autres mettent à disposition des salles de sport d’accès libre, cela veut dire que petit à petit les mentalités évoluent, mais la prise en charge du stress ne doit pas être uniquement réservée aux employés, les dirigeants doivent eux aussi apprendre à lâcher prise, leur santé et celle de leurs entreprises en dépend.

Si vous souhaitez connaître la valeur ajoutée du coach   rendez vous ici : un coach pour quoi faire ?

 

Mais ou sont donc nos secrétaires d’antan ?

Nostalgique du passe ? Absolument pas rassurez-vous. Cependant, derrière ce titre provocateur se cache une réalité, celle de la gestion du temps. Explications….

Il ne passe pas de semaines sans que la pression du temps ne soit évoqué dans la presse, en réunion ou plus simplement en entretien avec mes clients.

La faute en revient paraît-il à Internet, messageries instantanées, téléphones mobiles et autres outils informatiques. Certes ces outils ont accéléré les modalités de travail, mais derrière tout outil il y a un être humain et l’appropriation de tout nouvel outil nécessite apprentissage et prise en compte des changements induits dans l’organisation.
Et c’est la ou j’en reviens à nos secrétaires. Avant l’ère contemporaine, tout cadre, tout patron disposait d’un secrétariat dont les tâches étaient multiples et souvent sous estimées car administratives et (peut-être) essentiellement féminines.
Dans ces tâches se trouvait la gestion des agendas et l’organisation du temps du dirigeant. On savait lui rappeler l’importance de telle réunion, lui préparer ses dossiers, informer les participants de l’ordre du jour…. Le dirigeant avait quotidiennement un point agenda avec sa secrétaire ou les adaptations nécessaires étaient portées et les conséquences immédiatement prises en compte. Ce poste primordial existe encore dans les grandes entreprises, sous des appellations diverses, il existe également dans les administrations, mais qu’elle PME peut s’offrir ce luxe aujourd’hui ?
À l’avènement de la micro informatique, on a déclaré que les secrétariats devenaient obsolètes car les commerciaux et les cadres pouvaient taper leurs rapports, courriers eux-mêmes.
C’était très réducteur d’une fonction souvent jugée ingrate et toujours mésestimée. Cette incompréhension a entraîne beaucoup de frustrations, de surcharge de travail et de stress.
Car l’organisation du travail au sens administratif est une compétence clé dont dépend en grande partie l’efficacité des entreprises.
Que de temps perdu car on ne sait pas distinguer l’urgent de l’important, car on oublie de noter ses rendez vous sur son agenda, car on n’arrive pas à s’adapter aux agendas partagés …
Retour en arrière ? Non Bien entendu, mais un accompagnement des managers et dirigeants à un changement essentiel dans leurs modes de fonctionnement aurait été indispensable et évident si on avait  estimé à sa juste valeur un travail au combien précieux des « secrétaires d’antan ».

La désorganisation s’accélère avec les moyens de communication instantanés et on va bientôt redécouvrir les vertus d’une bonne gestion du temps et des priorités qui ne se limite pas à l’appropriation d’outils mais à une véritable réflexion sur ses modes de fonctionnement au travail et dans la vie.

L’entreprenariat au féminin expliqué aux collégiens

Faisant partie de l’association 100 000 entrepreneurs, j’ai régulièrement l’opportunité d’apporter mon témoignage de chef d’entreprise et de coach de dirigeants auprès de collégiens et lycéens du département des pays de la Loire.

Axée sur la place des femmes dans le monde de l’entreprise, mon intervention d du 19 février dernier a fait l’objet d’un article dans le journal de l’académie de Nantes. Je vous laisse le découvrir en cliquant sur le lien ci-dessous.

http://www.ac-nantes.fr/1392993380879/0/fiche___actualite/&RH=ACTUALITE

 

 

 

Mais qui appuie sur l’accélérateur ?

Je n’ai pas eu le temps de ….m’en occuper…. t’appeler….acheter du café…. chercher le document…réfléchir….etc….

Un tic ? une posture ? une façon de se valoriser en ayant l’air « overbooké » ? Peut-être, mais pas seulement. Peut-être une excuse, une culpabilité permanente de laisser filer ses heures, ses journées, sa vie, alors que OUI on peut toujours trouver 5 mn pour appeler un ami, 15 mn pour chercher un document et décider de consacrer 2 heures à un dossier important. Le temps n’y est pour rien, c’est notre passivité face au remplissage imposé souvent par des machines qui est en cause. Nous courons toujours plus vie et nous nous posons de moins en moins la question de l’efficacité de cette accélération. Nous nous trouvons dans la situation d’un athlète que l’on empêcherait de récupérer entre entrainements et compétitions. En plus, si ce même athlète montrait des signes de faiblesse, de manque de motivation, on s’en séparerait en se montrant déçu de son manque d’endurance et on le déclarerait « usé ». Peut-être trouvez-vous cette situation hypothétique aberrante parce qu’il s’agit de performances physiques, mais ce que nous infligeons à notre cerveau est aussi absurde, voire plus. Nous ne pouvons rien contre l’accélération technologique et nous en bénéficions la plupart du temps, par contre, nous partageons la responsabilité de toutes ses conséquences sur notre vie. Plus simplement nous avons inversé l’ordre des priorités. Ce n’est pas nous qui utilisons au mieux les avancées technologiques mais ce sont les avancées technologiques qui nous dictent notre mode de vie. Vous voulez des exemples ? En voici quelques uns. – un cadre dirigeant se plaint de ne pas pouvoir se concentrer plusieurs heures pour traiter des dossiers importants car il est toujours interrompu par le téléphone et les mails. – Un autre ne peut pas décompresser le weekend car on lui envoie des mails professionnels auxquels il se sent obligé de répondre dans les minutes qui suivent. – un couple décide de passer, enfin, une soirée en amoureux, mais ils sont l’un et l’autre, constamment interrompus par leur téléphone et ne trouvent finalement rien à se dire. – votre responsable vient vous voir pour vous expliquer, longuement, qu’il n’a pas 5 mn à vous accorder cette semaine. Alors, fatalité ? Non on peut toujours reprendre le contrôle de sa vie, les réflexions sur le sujet sont de plus en plus nombreuses, on parle de « l’éloge de la lenteur », de la « slow attitude » et même de « slow drinking ». La question du temps et de notre pouvoir sur lui était au coeur de mon intervention à la journée de formation du jeune Barreau de Nantes le 24 janvier dernier et elle a suscité beaucoup d’interrogations et d’intérêt.

Quelles solutions ? La première chose est d’accepter que le temps ne soit pas uniforme. Il est multiple, c’est ce que Francis Pisani appelle la polychronie *. Nous aimons le confort et la facilité que nous apportent l’accélération des transports, l’accessibilité de l’information, mais nous nous posons trop peu la question de l’utilisation du temps gagné, ce qui fait que nous ajoutons des tâches supplémentaires et entrons dans un cercle vicieux infernal, au lieu d’en profiter pour réfléchir, approfondir, cultiver les relations, se ressourcer et….être plus efficace plus longtemps et sereinement.

Qu’est ce que cela demande comme effort ? De la prise de recul, de la volonté de reprendre la main sur notre vie, de l’organisation, et de la distance par rapport à ce que « les autres vont penser de moi ». Ce travail nécessite d’être accompagné, c’est ce que je fais avec mes clients. En quelques semaines ils en constatent le bénéfice tant au niveau professionnel que personnel: – car l’accélération nous empêche d’approfondir et nous conduit à des erreurs quelques fois importantes – car la focalisation sur la nécessité d’aller vite nous fait passer à côté de l’essentiel – car les mêmes qui nous poussent à accélérer nous reprocherons notre manque de réflexion – car notre équilibre, notre sérénité, notre santé, notre…bonheur (?) en dépendent.

* voir son article dans le magazine Clés de décembre 2013.

Coach de dirigeants